Français de base_Introduction

Français de base

Introduction

Le nouveau programme de français de base présente ce que les élèves doivent savoir, faire et comprendre de la 5e à la 12e année. Il fournit aux enseignants un cadre pour faire vivre à leurs élèves des expériences d’apprentissage qui amèneront ceux-ci à devenir compétents en français, à découvrir de nouvelles perspectives et à s’impliquer dans les communautés francophones.

Caractéristiques du programme de français de base

Intégration des composantes

Le nouveau programme de français de base propose une approche intégrée de l’acquisition de la langue française. Selon cette approche, les composantes de l’acquisition d’une langue sont interreliées et non indépendantes les unes des autres :
  • Lire, écrire, écouter, parler et interagir — Ces compétences fondamentales sont à la base même de l’acquisition d’une langue. Comme les contextes de communication authentiques sollicitent rarement une seule de ces compétences, celles-ci sont intégrées partout dans le nouveau programme. Chaque élément du programme permet le développement simultané de plusieurs compétences.
  • Grammaire — Dans un programme qui met l’accent sur l’utilisation de la langue comme moyen de transmission d’un message, la grammaire joue un rôle de soutien.
  • Culture — La langue et la culture sont inextricablement liées. La culture est un véhicule qui permet d’approfondir sa compréhension d’une langue, des autres et de soi-même. Comme les communications authentiques se font toujours dans un contexte culturel, les activités d’acquisition de la langue doivent également se situer dans un tel contexte. En explorant la langue française et le monde francophone, les élèves acquièrent simultanément la langue et une compréhension des diverses cultures francophones et du lien entre langue et culture, ce qui les aide à apprécier les autres cultures ainsi que la leur.
  • Stratégies d’apprentissage de la langue — Les stratégies d’apprentissage sont des moyens qui aident les élèves à acquérir la langue et sont intégrées dans l’ensemble du programme.

Flexibilité de l’enseignement et de l’apprentissage

Le programme de français de base permet beaucoup de souplesse aux enseignants. Par exemple, les composantes du programme peuvent être combinées de diverses manières pour créer une gamme variée d’occasions d’apprentissage. À chaque niveau, il est possible de combiner de diverses manières le contenu, les compétences disciplinaires et les grandes idées afin de créer des leçons, des unités et des expériences d’apprentissage. Le programme encourage le recours à une variété d’approches visant à soutenir l’enseignement et l’apprentissage.

Utilisation d’une grande variété de types de textes

Le programme de français de base encourage l’utilisation d’une grande variété de types de textes. Dans le programme de français de base, un texte est considéré comme toute communication orale, visuelle ou écrite. Un texte peut prendre différentes formes : communication en personne, enregistrement audio ou vidéo, document imprimé ou média numérique. Voici quelques exemples de textes :

annonces publicitaires, articles, bandes dessinées, biographies, blogues, brochures, chansons, comptines, conversations, courriels, diagrammes, discours, entrevues, films, formulaires, graphiques, histoires, instructions, invitations, légendes, lettres, livres d’images, mythes, peintures, photos, poèmes, présentations, profils en ligne, récits, récits de la tradition orale des peuples autochtones, rédactions, reportages, romans, sondages, tableaux et textos. 

On encourage les enseignants à présenter à leurs élèves une grande variété de textes correspondant à leur niveau scolaire.

Les enseignants peuvent choisir de présenter à leurs élèves du matériel en français, authentique ou adapté. Les textes peuvent être adaptés notamment pour :

  • les rendre plus compréhensibles pour les élèves (p. ex. en les simplifiant);
  • exposer davantage les élèves à du vocabulaire ou à des structures spécifiques (p. ex. en répétant dans un texte des mots ou des structures grammaticales clés);
  • mettre en évidence les structures et le vocabulaire usuels (p. ex. en les soulignant, en les mettant en caractères gras ou en les surlignant).

Infusion de contenu et de perspectives autochtones

Le ministère de l’Éducation accorde beaucoup d’importance à s’assurer que les cultures et les contributions des peuples autochtones de la Colombie-Britannique soient représentées dans tous les programmes d’études provinciaux.

Principes d’apprentissage des peuples autochtones

Le Ministère et les sociétés autochtones ont collaboré à l’élaboration des principes d’apprentissage des peuples autochtones afin de guider l’enseignement et l’apprentissage dans les programmes provinciaux. Du fait que ces principes d’apprentissage sont une tentative d’identification des éléments communs aux diverses approches d’enseignement et d’apprentissage qui prévalent dans certaines sociétés autochtones, il est important de reconnaître qu’ils ne représentent pas la totalité des aspects des approches utilisées dans chaque société donnée.

Les principes d’apprentissage des peuples autochtones ont grandement influencé l’élaboration du programme de français de base et y ont été intégrés. Ils se prêtent bien à l’apprentissage d’une langue seconde puisqu’ils encouragent l’apprentissage par l’expérience et la réflexion, ainsi que l’autonomie et la responsabilisation des apprenants. Ils contribuent à créer des expériences éducatives fondées sur les concepts de communauté, de partage de l’apprentissage et de confiance, qui sont essentiels à l’acquisition d’une langue seconde.

Travailler avec les communautés autochtones

Afin d’aborder en classe le contenu et les perspectives autochtones correctement et dans le respect des concepts d’enseignement et d’apprentissage de ces derniers, nous recommandons fortement aux enseignants de solliciter les conseils et le soutien des membres des communautés autochtones de leur région. Comme les communautés autochtones sont diverses en termes de langue, de culture et de disponibilité de ressources, chacune aura son protocole unique de soutien pour l’intégration de l’expertise et des connaissances locales. Pour utiliser ou traduire le matériel ou les pratiques culturels, il faut au préalable en obtenir l’autorisation auprès des personnes, des familles et des autres membres de la communauté. Il faut également obtenir cette autorisation avant d’utiliser tout plan ou matériel pédagogique.

Lorsqu’ils souhaitent réaliser une activité d’enseignement ou d’évaluation, les enseignants doivent d’abord contacter les coordonnateurs à l’éducation autochtone, les enseignants, les employés de soutien et les conseillers de leur district qui seront en mesure de les aider à trouver des ressources et des contacts au niveau local, comme des Aînés, des chefs, des conseils de bande ou de tribu des Premières Nations, des centres de culture autochtone, des Centres d’amitié et des organismes métis ou inuits. Les enseignants peuvent également consulter les diverses publications du ministère de l’Éducation, entre autres la section « Planning Your Program » du document Shared Learnings. Ce document a été conçu pour aider les enseignants à faire connaître les peuples autochtones de la province à leurs élèves et leur faire vivre des expériences avec ces peuples.

Vous pouvez accéder à ces documents sur le site Web de l’éducation autochtone au www.bced.gov.bc.ca/abed/welcome.htm.

Textes et ressources authentiques

Afin de présenter du contenu et des perspectives autochtones authentiques, il importe de puiser dans les ressources autochtones d’enseignement et d’apprentissage. Les textes et les ressources autochtones authentiques sont ceux qui :

  • présentent des voix autochtones authentiques (p. ex. des textes historiques ou contemporains créés par les peuples autochtones ou auxquels ceux-ci ont contribué de manière substantielle);
  • abordent des thèmes et des sujets importants aux yeux des cultures autochtones (p. ex. la perte ou l’affirmation de l’identité, les traditions, la guérison, le rôle de la famille, l’importance des Aînés, le lien avec la terre, la nature et la place de la spiritualité comme aspect de la sagesse, le lien entre l’individu et la communauté, l’importance de la tradition orale, la colonisation et la décolonisation);
  • intègrent les techniques et les caractéristiques du conte oral des peuples autochtones, s’il y a lieu (p. ex. structure circulaire, répétition, intégration de la spiritualité à tous les aspects du conte, humour).

Compte tenu de la diversité des peuples autochtones de la Colombie-Britannique, du Canada et du monde, et de la nécessité de créer un contexte pertinent à l’enseignement et à l’évaluation en classe, on suggère de choisir, dans la mesure du possible, des textes et des ressources des communautés autochtones de la région.

Au-delà de la compétence linguistique

En plus de permettre aux élèves de développer leur capacité à communiquer en français, le programme de français de base leur procure également de nombreux autres avantages, notamment :

  • une amélioration globale du développement cognitif et de la créativité;
  • un éveil aux autres cultures et une compréhension de celles-ci;
  • une compréhension approfondie de leur propre identité;
  • une meilleure compréhension de leur langue maternelle;
  • l’acquisition de stratégies d’apprentissage des langues transférables à l’apprentissage d’autres langues.

Structure du programme de français de base

Le nouveau programme de français de base a le même format que les programmes des autres domaines d’apprentissage et repose sur le modèle « Savoir ‒ Faire ‒ Comprendre ». L’élève apprend par le contenu (Savoir), les compétences disciplinaires (Faire) et les grandes idées (Comprendre). Pour de plus amples renseignements sur ce modèle, on consultera https://curriculum.gov.bc.ca.

Contenu

Le contenu représente les connaissances essentielles que l’élève doit posséder, le « Savoir ». Dans l’apprentissage d’une langue, le contenu représente ce que l’élève doit connaître pour employer la langue dans chaque année scolaire (c.-à-d. pour démontrer les compétences disciplinaires). Dans chaque année, le contenu vient soutenir de multiples compétences disciplinaires, soit la composante « Faire » du modèle. L’exemple ci-dessous illustre le lien d’interdépendance entre le contenu et les compétences disciplinaires.

Compétences disciplinaires Contenu
  • Varier l’intonation et le ton de voix efficacement pour communiquer sa pensée en français
  • Chercher à clarifier le sens à l’aide de plusieurs types d’énoncés et de questions
  • Suivre des directives pour accomplir une tâche, y compris répondre à des questions ou poser des questions de suivi pertinentes
  • Échanger des idées et de l’information à l’aide de phrases complètes, oralement et par écrit : – en contexte, répondre à des questions et en poser à son tour
  • Présenter de l’information en utilisant plus d’un mode de présentation
  • le vocabulaire et les structures de phrase usuels pour communiquer – les réponses à différents types de questions et en poser à son tour 

L’élève acquiert de nouveaux contenus d’année en année. Certains contenus sont présents dans plus d’une année scolaire parce que leur acquisition complète peut nécessiter plus de temps ou parce qu’ils soutiennent des compétences disciplinaires d’un niveau de complexité croissant. Lorsque des contenus identiques sont présents dans plus d’une année, les approfondissements précisent dans quelle mesure ceux-ci doivent être abordés chaque année. L’exemple ci-dessous montre comment le programme suit l’élève, s’élargit et s’approfondit à mesure que celui-ci progresse.

  5e année 7e année 9e année 11e année 12e année
Contenu les réponses à des questions simples et en posera à son tour les réponses à différents types de questions et en poser à son tour les réponses à différents types de questions et en poser à son tour les réponses à des questions complexes et en poser à son tour les réponses à une vaste gamme de questions complexes et en poser à son tour
Approfondissements
Questions simples
par exemple Comment…?
Est-ce que…?
Où…?
Quand…?
Quel…?
Qu’est-ce que…?
Qui…?
Différents types de questions
par exemple Combien…?
Comment…?
Est-ce que…?
Où…?
Pourquoi…?
Quand…?
Quel…?
Qu’est-ce que…?
Qui…?
Divers types de questions :
y compris l’inversion verbe-sujet dans les phrases interrogatives; par exemple, As-tu un crayon?; Va-t-il au cinéma?; Aimez-vous ce livre?
   

Compétences disciplinaires

Les compétences disciplinaires représentent ce que l’élève doit pouvoir « Faire » avec le contenu appris.  L’acquisition d’une langue fait appel aux connaissances procédurales et repose beaucoup sur la composante « Faire » du modèle d’apprentissage. Comme l’objectif est de maîtriser la langue, et non d’en faire un objet d’étude, il y a davantage d’éléments dans la colonne des compétences disciplinaires que dans celle du contenu. En prenant part à des communications pertinentes en classe, l’élève développe plusieurs compétences, notamment écouter pour comprendre, communiquer efficacement, présenter ses idées en français avec aisance et confiance, et comprendre les liens entre la langue et la culture.

L’élève acquiert chaque année de nouvelles compétences disciplinaires qui viendront s’ajouter à celles des années précédentes. L’exemple suivant montre comment le programme suit l’élève, s’élargit et s’approfondit à mesure que celui-ci progresse.

Compétences
disciplinaires
5e année 7e année 8e année 9e année 10e année
Comprendre des histoires simples Comprendre des histoires simples

Comprendre des histoires et les raconter à nouveau 

Raconter des histoires simples

Raconter des histoires

Reconnaître l’importance des histoires dans la construction de l’identité personnelle, familiale et communautaire 

Raconter des histoires oralement et par écrit

Reconnaître l’importance des histoires dans la construction de l’identité personnelle, familiale et communautaire

Histoires : il peut s’agir d’histoires orales, écrites ou visuelles, fictives ou non fictives (p. ex. une série d’images, les récits de la tradition orale des peuples autochtones, des anecdotes personnelles, des saynètes, des histoires conçues par les élèves). 

Grandes idées

Les grandes idées sont des généralisations et des principes que l’élève découvre en faisant l’expérience du contenu et des compétences disciplinaires du programme. Il s’agit de la composante « Comprendre » du modèle « Savoir ‒ Faire ‒ Comprendre ». Les grandes idées représentent les apprentissages plus approfondis du programme ou, en d’autres termes, les découvertes et les interrogations nouvelles.

L’élève découvre chaque année de nouvelles grandes idées qui viendront s’ajouter à celles des années précédentes. L’exemple ci-dessous sur le thème de la culture montre comment le programme suit l’élève, s’élargit et s’approfondit à mesure que celui-ci progresse.
 

Grandes idées 5e année 7e année 8e année 10e année 12e année
Chaque culture possède ses propres rites et traditions. Approfondir notre connaissance des communautés francophones contribue à nous éveiller aux autres cultures. L’acquisition d’une nouvelle langue et l’étude d’une autre culture nous aident à mieux comprendre notre langue et notre culture. L’acquisition d’une nouvelle langue nous donne des occasions d’apprécier et de valoriser des œuvres de création et la diversité culturelle. Grâce à l’étude d’œuvres de création d’autres cultures, nous pouvons mieux apprécier les cultures du monde.

Approfondissements

Le programme contient de nombreux approfondissements (sous la forme d’hyperliens). Ceux-ci offrent des clarifications et du soutien aux enseignants en leur fournissant des définitions, des exemples et de l’information sur la mesure dans laquelle approfondir chaque sujet au cours d’une année donnée. Les exemples présentés dans les approfondissements ne sont pas exhaustifs et ne représentent pas la matière qui doit être couverte au cours d’une année scolaire. Il ne s’agit que d’exemples. Les approfondissements peuvent être particulièrement utiles aux enseignants qui commencent à enseigner le programme de français de base.

Considérations importantes

Contextes divers

En Colombie-Britannique, les élèves apprennent le français dans de nombreux contextes. Les écoles qui offrent le programme de français de base sont organisées de différentes manières (p. ex. maternelle à 5e année, 6e à 9e année et 10e à 12e année, ou maternelle à 7e année et 8e à 12e année). Les écoles n’allouent également pas toutes le même nombre d’heures au programme de français de base, et certaines offrent également le programme de français intensif1. Ces facteurs ont une incidence sur les effectifs et sur les types et les quantités de ressources mises à la disposition des enseignants et des élèves. Par ailleurs, les enseignants du programme ont des niveaux d’expérience divers. Certains sont des généralistes en début de carrière tandis que d’autres sont des spécialistes chevronnés. Ces divers facteurs peuvent faire en sorte que l’enseignement n’est pas le même partout. Toutefois, le programme de français de base est souple et est conçu de manière à soutenir les enseignants et les apprenants dans une variété de contextes.

Langue d’enseignement

Il importe que le français soit la langue d’enseignement du programme de français de base. Le français étant une langue minoritaire en Colombie-Britannique, les élèves n’ont probablement pas beaucoup d’occasions de parler français à l’extérieur de la classe. La recherche montre que, pour parvenir à maîtriser une langue, il est essentiel d’y être exposé et de l’utiliser. Par conséquent, bien que l’on reconnaisse que l’élève peut parfois avoir besoin d’explications ou d’exemples en anglais, les enseignants et les élèves devraient communiquer en français entre eux aussi souvent qu’ils en ont l’occasion.

S’impliquer dans  la communauté francophone élargie

Tous les aspects de l’apprentissage d’une langue sont enrichis par les contacts avec les communautés parlant cette langue. Les contacts avec les personnes et les communautés francophones et les expériences vécues dans le cadre de ces contacts peuvent avoir un sens différent selon le contexte. Ceux-ci peuvent prendre diverses formes, notamment inviter des membres de la communauté à visiter la classe (en personne ou virtuellement); tisser des liens avec des élèves ou des écoles de langue française; assister à des festivals, à des films, à des concerts, à des pièces de théâtre et à d’autres événements culturels et communautaires; fréquenter des magasins, des restaurants et des centres communautaires où le français est employé; interagir en ligne avec la communauté francophone par l’intermédiaire de blogues, de forums de discussion et autres médias sociaux. On encourage les enseignants à faire vivre à leurs élèves diverses expériences de ce genre. On encourage également les élèves, particulièrement les plus âgés, à entrer en contact avec des personnes et des communautés francophones, et à vivre des expériences qui leur permettront de construire leur identité de locuteurs du français et qui les encourageront à poursuivre l’apprentissage de cette langue après l’obtention de leur diplôme.

Politique sur l’éducation linguistique

En vertu de la politique du ministère de l’Éducation, tous les élèves doivent suivre des cours de langue seconde de la 5e à la 8e année. Ce sont les conseils scolaires qui décident quelles langues seront offertes. Le programme de français de base est celui offert lorsqu’un conseil n’offre pas d’autre choix.

Un élève peut être exempté des cours de langue seconde de la 5e à la 8e année si on a décelé qu’il avait des besoins spéciaux ou s’il reçoit des services d’apprentissage de l’anglais (ALA) et qu’il n’est pas capable de démontrer les résultats d’apprentissage attendus du programme d’étude de français de base.

En vertu de la politique du Ministère, les élèves ayant des besoins spéciaux ou recevant des services d’apprentissage de l’anglais (ALA) peuvent être exemptés des cours de langue seconde. Ce ne sont toutefois pas tous les élèves répondant à ces critères qui doivent être exemptés. L’apprentissage d’une langue seconde peut aider certains de ces élèves à développer leur langue maternelle et peut également être profitable pour certains élèves ayant des besoins spéciaux. Les élèves suivant des cours d’ALA peuvent également profiter des cours du programme de français de base puisque bon nombre d’entre eux maîtrisent déjà les stratégies d’apprentissage des langues. Les cours de français de base peuvent être pour eux les seuls dans lesquels ils ont l’impression de pouvoir réussir aussi bien que les autres élèves. L’apprentissage du français peut être source de confiance et de fierté pour ces élèves.


1Le programme de français intensif peut être considéré comme le prolongement du programme de français de base. En Colombie-Britannique, le programme commence en 6e année avec quatre heures d’enseignement en français par jour pendant la moitié de l’année, la cinquième heure étant consacrée à l’enseignement en anglais des mathématiques.

Pour l’autre moitié de l’année, les élèves reçoivent une heure d’enseignement en français chaque jour, et le reste du temps est consacré à l’enseignement en anglais en accéléré des autres disciplines du programme. L’enseignement du français se fait au moyen de stratégies de littératie et est organisé autour de contextes familiers. Enseigné dans de nombreuses provinces du Canada et dans certains districts scolaires de la Colombie-Britannique, le français intensif est fondé sur l’approche neurolinguistique et sur les travaux de recherche de Claude Germain, Ph. D. et Joan Netten, Ph. D.

Last updated: August 16, 2016